5 avril 2026 -
St Vincent Ferrier
|
|
Warning: Use of undefined constant id_article - assumed 'id_article' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/katholiq/spip3/ecrire/public/evaluer_page.php(51) : eval()'d code on line 7 Warning: Use of undefined constant id_article - assumed 'id_article' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/katholiq/spip3/ecrire/public/evaluer_page.php(51) : eval()'d code on line 7
L’Eglise ne fait pas de politique mais elle a une doctrine sur la politiqueROME, Vendredi 20 juin 2008 (ZENIT.org) - L’Eglise ne fait pas de politique mais elle a une doctrine sur la politique, de façon à pouvoir accomplir sa mission au service du bien commun, a affirmé le cardinal Renato R. Martino, président du Conseil pontifical justice et paix, qui a ouvert ce matin au Vatican un séminaire international sur « éthique et politique » qui a pour thème : « La politique, forme exigeante de la charité » qui réunit à Rome une soixantaine d’experts (cf. Zenit du 19 juin 2008). Conserver et promouvoir dans la conscience commune le sens de la dignité transcendante de la personne humaine : telle est la contribution première et essentielle que l’Eglise offre à la communauté politique, a-t-il expliqué. « Dans le message du Christ annoncé par l’Eglise, la communauté humaine peut trouver la force pour aimer le prochain comme un autre soi-même, pour combattre tout ce qui est contre la vie, pour admettre l’égalité fondamentale de tous, pour lutter contre toute forme de discrimination, pour dépasser une éthique purement individualiste », a expliqué le cardinal Martino. Pour ce qui concerne la laïcité, parfois comprise comme l’exclusion de la religion de la vie publique, le président de Justice et Paix a exprimé sa conviction que le catholicisme ne pourra jamais renoncer à un rôle public de la foi, en distinguant cependant ce que les fidèles font en leur nom propre et ce qu’ils accomplissent au nom de l’Eglise, en union avec leurs pasteurs. « Si la politique prétend agir comme si Dieu n’existait pas, à la fin, elle devient aride, et perd sa conscience du caractère intouchable de la dignité humaine », a-t-il précisé. Pour ce qui est du pluralisme démocratique et des valeurs fondamentales, le cardinal Martino a rappelé que « les droits revendiqués de façon individualiste et égoïste, en-dehors d’un cadre de vérité, de solidarité et de responsabilité, corrodent la démocratie même et introduisent des éléments de fragmentation et d’opposition ». A une époque comme la nôtre, marquée par des attitudes anti-politiques, le cardinal Martino a réaffirmé qu’une démocratie véritable a besoin d’un supplément d’âme, la valeur inconditionnelle de la personne humains, ouverte aux autres, et à Dieu, dans la vérité et le bien ». Anita S. Bourdin |