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 - 5 avril 2026 - St Vincent Ferrier

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Climat : pour une révision des modes de vie

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Pour le Saint-Siège, lutter contre le réchauffement climatique est «  une question de justice et de respect », une question qui doit provoquer «  une révision profonde et clairvoyante des modes de vie  ».

Il souligne aussi le lien intrinsèque entre «  respect de l’écologie de l’environnement  » et «  respect de l’écologie humaine », qui se conditionnent mutuellement.

Le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin est intervenu au Sommet sur le Climat 2014 qui a eu lieu hier, 23 septembre, dans le cadre de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Réveiller les consciences

Il a fait observer que le bouleversement climatique soulevait non seulement «  des considérations scientifiques, environnementales et socio-économiques  », mais aussi « éthiques et morales », car il touchait «  en particulier les plus pauvres  ».

Lutter contre le réchauffement climatique est donc «  une question de justice, de respect et d’équité, une question qui doit réveiller les consciences  ».

Pour le Saint-Siège, la communauté internationale a «  l’impératif moral d’agir  » face à «  un problème qui a de graves conséquences pour les secteurs les plus vulnérables de la société  »  : «  tous ont la responsabilité de protéger la création pour le bien des générations actuelles et futures  ».

En outre, a-t-il rappelé, la cause principale du problème étant probablement «  une augmentation de la concentration du gaz à effet de serre due à l’activité humaine  », cela nécessite «  une analyse précise de l’impact des actions humaines » et «  une forte volonté politique et économique de la part de la communauté internationale  ».

Le Saint-Siège note «  une prise de conscience croissante de l’interdépendance de la grande famille humaine  »  : «  Il n’y a pas de frontières politiques, de barrières ou de murs derrière lesquels on puisse se cacher pour se protéger contre les effets du réchauffement climatique.  »

Mais « les actions entreprises jusqu’à présent étaient trop souvent marquées par la prédominance des intérêts particuliers sur le bien commun  » ou par « le manque de confiance des participants  », a dénoncé le cardinal Parolin en plaidant pour «  une réponse collective fondée sur une culture de solidarité, de rencontre et de dialogue  ».

Révision des modes de vie

Il s’agit en particulier de promouvoir «  le partage des technologies et des savoir-faire  »  : «  les bases technologiques et opérationnelles nécessaires sont déjà disponibles ou à notre portée  », a-t-il affirmé en appelant notamment «  une révision profonde et clairvoyante des modes de vie, afin de corriger les nombreux dysfonctionnements et les déséquilibres  ».

En effet, «  un changement de culture authentique est nécessaire  », et il passe entre autres par «  l’éducation des jeunes à la responsabilité envers la création et le développement intégral de tous les hommes  ».

La Cité du Vatican, a précisé le cardinal Parolin, «  entreprend des efforts importants pour réduire sa consommation de combustibles fossiles, grâce à la diversification de l’énergie  ».

Préconisant «  des activités d’innovation économique et technologique  », il a fait observer qu’elles pourraient avoir « deux objectifs interdépendants : la lutte contre la pauvreté et l’allègement des effets du bouleversement climatique  ».

Pour le Saint-Siège, «  les forces du marché seules ne peuvent pas résoudre les crises interdépendantes du réchauffement climatique, de la pauvreté et de l’exclusion  » car « ces questions qui concernent la dignité humaine des individus et des peuples ne peuvent être réduites à de simples problèmes techniques  ».

Le cardinal a conclu en soulignant que «  la dégradation de la nature est directement liée à la culture humaine  : le respect de l’écologie de l’environnement est une condition et est conditionnée par le respect de l’écologie humaine dans la société  ». 


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